Jeunes et actifs, les grands-parents, ces oubliés de la société, reviennent en force. Leur rôle : complicité, affection et disponibilité, révèle une enquête que Danièle Luc a lue à la lumière de sa propre expérience.
Quelle drôle de grand-mère ! " Cette expression à la fois étonnée et inquiète que je lis dans les yeux de mes filles, enfants elles l’exprimaient déjà. Je n’étais pas une mère conforme à leurs livres d’images. Aujourd’hui, qu’elles se rassurent ! Rien n’est plus banal que de jouer à la pétanque et d’entraîner sur des rollers ses petits-enfants. La preuve ? La vaste enquête, pionnière en la matière, menée auprès de 2000 familles, réalisée dans le cadre de la CNAV (Caisse nationale d’assurance vieillesse) et commentée par Claudine Attias-Donfut et Martine Segelen. Un ouvrage qui révèle le nouveau visage des grands-parents : " Jeunes et actifs, à la fois compagnons de jeux de leurs petits-enfants, soutiens de leurs enfants et de leurs propres parents, ces piliers silencieux de la famille cimentent trois générations. " Un portrait dans lequel moi, grand-mère de 54 ans, je me retrouve totalement. Vous nous imaginiez en croisière aux Canaries ou fatigués dans les bras d’un rocking-chair ? C’est oublier que les post-soixante-huitards que nous sommes n’ont jamais rien fait comme leurs prédécesseurs. Bénéficiant de l’allongement de la vie, d’une bonne santé et de ressources financières assez confortables, leur premier souci est d’en faire profiter leurs proches.
[Publié le
21-07-2009 à : GMT ] | Source
Danièle Luc